Addicte dépensière

J’imagine bien que vous avez peur de passer à côté de la super réduction sur ce joli sac que vous vouliez acheter après l’avoir vu dans un catalogue. Je ne suis pas psychologue mais vous avez un comportement d’addicte dépensière.

Les femmes sont bien plus connues que les hommes pour dépenser. Encore faut-il que l’on me le prouve scientifiquement !

Je vous raconte mes trois périodes à propos de mes phases de dépensière.

La première était pendant mon enfance en primaire.

Lorsque je trouvais des pièces de 10 francs par terre, à une époque où il était facile d’en ramasser en se promenant, je courais à la boulangerie m’acheter des bonbons. Ephémère, n’est-ce pas ?

Mais j’étais contente de me faire plaisir. Je ne connaissais pas la valeur de l’argent hormis que l’argent avait été créé pour consommer.

La deuxième phase était lorsque j’ai commencé à travailler.

A ma majorité, je travaillais dans un fast-food. Mon premier salaire était d’environ de 460 euros. Une somme énorme d’autant que j’étais encore lycéenne.

Mon entourage m’a conseillé de donner ma première paie à ma mère comme porte-bonheur. Comme lorsque j’étais en primaire, j’ai préféré courir m’acheter des vêtements. Egoïsme !

Le fait de confirmer qu’avec l’argent on peut s’acheter des choses m’a sortis du système scolaire. J’ai préféré travailler errant dans de petits boulots plutôt que d’aller en cours gratuitement.

J’ai pris mon indépendance et chaque mois je m’endettais de plus de 900 euros. Bravo à mon ancienne banque d’ailleurs.

Je ne tirais aucunes leçons de mes erreurs de dépensière. Chaque jour, j’allais m’acheter des choses, coups de cœur ou babioles, il fallait que j’achète. C’était devenu compulsif.

Pendant presque cinq années, j’ai continué ce comportement addicte à acheter. Mon armoire s’accumulait, mes relevés de compte grandissaient et mon réfrigérateur se vidait.

Mon quotidien était fait de dettes que j’avais de plus en plus de mal à gérer puisque je ne gérais plus rien.

Mon déclic ?

Ma grossesse est ma troisième phase.

Je me suis dis que je ne pouvais pas continuer à vivre cette vie de mensonge puisque s’offrir des choses que l’on ne pourra assumer de régler sans problèmes est un mensonge envers nous-même.

Mesdames, je ne vous dis pas que votre déclic sera l’annonce d’une grossesse, je veux dire par là que chacune d’entre vous qui êtes dans cette situation-là, aura son déclic.

Lorsque vous vous rendrez compte que votre addiction prend bien plus de place dans votre vie que vos besoins vitaux, manger, payer son loyer pour ne pas se retrouver à la rue, avoir des découverts de 900 euros… ; alors vous prendrez les devants.

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Je vous invite à faire un résumé de vos dépenses dites « non vitales ». Celles qui ne mettrons pas en situation précaire votre entourage ou vous-même dès que vous les aurez arrêtées.

Catégorisez vos achats

  • Make-up et Beauté
  • Vêtements
  • Accessoires
  • Objets pour la maison
  • Sorties
  • Cadeaux

Etablissez un budget raisonnable par mois qui vous semble faisable.

  • Make-up et Beauté = 20 euros
  • Vêtements = 70 euros
  • Accessoires = 30 euros
  • Objets pour la maison = 25 euros
  • Sorties = 30 euros
  • Cadeaux = 15 euros

Si vous n’avez pas pris votre salaire dans votre estimation alors recommencez.

En déduisant ces dépenses futiles de votre source de revenu, combien vous reste-il réellement à la fin du mois ? Rentrez-vous dans vos frais de charges fixes et courantes qui arrivent chaque mois ?

Vous vous rendez compte qu’énormément d’argent disparaît dans ces dépenses souvent à court terme puisque plusieurs semaines après, cet achat ne vous plait plus forcément.

Méfiez-vous du pouvoir d’une carte de crédit.

Effectivement en enlevant de cette somme, vos dépenses vitales, votre estimation ne tiens plus.

Vous rendez-vous compte de ce que vous auriez pu faire de cet argent si vous aviez réfléchie ?

Testez mes méthodes

Vous allez essayer deux choses ces 6 premiers mois pour venir à bout de cette addiction dépensière.

1. La première est que lorsque vous voulez réaliser un achat : attendez deux semaines avant de passer à l’acte. Si vous voulez vraiment cet article alors vous irez l’acheter quinze jours après.

Auquel cas, c’est une dépense que vous avez su contrôler puisque vous avez réfléchi en vous laissant de temps pour l’acheter ou non.

Faites la distinction entre dépenses réfléchies et dépenses spontanées.

2. La seconde est : se permettre d’acheter qu’une seule des six catégories précédentes chaque mois. Oui, cela parait plus compliqué que la première mais vous verrez votre âme de dépensière fusionnera avec votre âme de réflexion.

Mesdames, il y aura toujours cette super promotion dans le catalogue, il y aura toujours des soldes chaque année. Ne vous inquiétez pas. Je ne vous dis pas de ne plus faire d’achats du tout mais d’agir avec réflexion.

Un comportement dépensier émane d’une pulsion à acheter. Apprenez à vous contrôler. Le système nous pousse à trouver la meilleure occasion pour nous faire dépenser notre argent (soldes, blackfriday, promotions, liquidations…). Ne lui donnons pas ce qu’il nous prend déjà.

Ne rentrons plus dans cette sphère d’achats compulsifs et spontanés. Finis l’addicte dépensière.

2 commentaires

    • C’est vrai qu’il faut se remettre enfant coûtent questions avant d’en souffrir. Le comportement d’achat compulsive est difficile à s’évaporer mais pas impossible. Il faut continuer ses efforts.

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